Mettre en avant
Ce baeksuk au poulet et nurungji est la version coréenne d’un plat réconfortant qui réchauffe les cœurs et les esprits. La tendreté du poulet infusée aux herbes rappelle le samgyetang, tandis que le riz grillé apporte une touche croustillante unique.
La première fois que j’ai servi ce plat à la maison, même les plus sceptiques ont nettoyé leur bol jusqu’au dernier grain doré de nurungji. J’adore préparer ce plat pour un dîner d’hiver ou lors des premiers froids car il met tout le monde d’accord autour de la table. La magie opère toujours quand le parfum du bouillon remplit la maison.
Ingrédients
- Poulet entier : choisir une volaille de petite taille et bien charnue pour obtenir un bouillon riche et savoureux
- Nurungji : prêt à l’emploi ou fait maison à base de riz blanc cuit et grillé à la poêle pour une texture croquante
- Oignon vert : frais et ferme pour la fraîcheur et le parfum
- Ail entier : privilégier les gousses dodues pour plus de saveur
- Gingembre : sélectionner un morceau bien lisse pour un goût subtil piquant
- Oignon blanc ou jaune : un oignon bien ferme donne de la rondeur au bouillon
- Eau filtrée ou de source : pour un résultat limpide
- Sel et poivre noir : opter pour du poivre fraîchement moulu pour une note finale vive
- Herbes médicinales coréennes : à choisir selon vos préférences pour leur pouvoir réconfortant et la profondeur du goût
- Jujubes : bien rebondies pour une saveur légèrement sucrée et apaisante
- Réglisse et astragale (facultatif) : ingrédients apportant chaleur et bien-être
- Ciboule : bien verte pour sublimer la présentation
- Pérille en poudre (optionnel) : une touche végétale raffinée
Instructions détaillées
- Préparation du bouillon :
- Rincer soigneusement le poulet entier sous l’eau courante pour retirer toute trace d’impuretés et de graisse visible.
- Montage des aromates :
- Verser l’eau dans une grande marmite profonde puis ajouter les segments d’oignon vert, l’ail entier, le gingembre tranché grossièrement, l’oignon coupé en deux, les herbes médicinales et les jujubes.
- Première cuisson du bouillon :
- Porter la marmite à ébullition à feu vif sans couvrir pour que les saveurs se développent puis écumer la surface si nécessaire afin d’obtenir une base claire.
- Infusion des arômes :
- Réduire le feu à moyen-doux et laisser frémir le bouillon au minimum trente minutes pour que les herbes et aromates parfument l’eau.
- Cuisson du poulet :
- Immerger délicatement le poulet préparé dans le bouillon frémissant, couvrir et laisser cuire entre quarante et cent vingt minutes selon sa taille. La chair doit être extrêmement tendre et se détacher facilement.
- Vérification de la cuisson :
- Piquer la partie la plus épaisse du poulet avec une baguette ou un couteau fin : le jus doit s’échapper transparent et la viande ne doit présenter aucune trace rosée.
- Préparation du nurungji maison :
- Si vous ne disposez pas de nurungji prêt, aplatir une portion de riz blanc froid dans une poêle légèrement huilée puis faire dorer sur feu moyen-doux des deux côtés, afin d’obtenir une galette dorée et croustillante.
- Ajout du nurungji au bouillon :
- Découper le nurungji maison en morceaux moyens et les ajouter dans la marmite une fois le poulet totalement cuit pour qu’ils restent croustillants à cœur.
- Dernière cuisson et assaisonnement :
- Cuire cinq minutes à découvert pour diffuser le goût grillé du nurungji sans le déliter, puis saler et poivrer à convenance.
- Finition et dressage :
- Effilocher la chair du poulet si désiré, parsemer de ciboule fraîchement ciselée et, si souhaité, d’une pointe de pérille en poudre au moment de servir.
Le plat se conserve facilement et se réchauffe bien le lendemain. Pour moi, le nurungji est l’âme du plat car il apporte cette touche de gourmandise inattendue : à chaque cuillerée, je me rappelle la surprise des enfants lorsqu’ils ont découvert le croustillant fondu au fond du bol. Depuis, cette étape est devenue incontournable lors de nos réunions familiales.
Conservation
Le baeksuk se garde jusqu’à trois jours au réfrigérateur dans une boîte hermétique. Les saveurs continuent de se développer au fil des heures. Vous pouvez aussi le congeler sans le nurungji, qui sera ajouté au moment du réchauffage pour préserver son croustillant.
Substitutions d’ingrédients
En l’absence d’herbes coréennes, ajoutez du thym ou du laurier pour un effet réconfortant. Le nurungji peut se faire avec n’importe quel reste de riz blanc, même une version un peu sèche marchera si vous arrivez à bien l’aplatir et le griller. Le poulet peut être remplacé par des pilons si vous cuisinez pour peu de convives.
Idées d’accompagnement
Servez avec quelques banchans coréens comme du kimchi, du radis mariné ou des épinards à la sauce sésame. Si vous aimez relever le tout, versez quelques gouttes d’huile de sésame grillé sur le baeksuk au moment du service.
Note culturelle
Plat traditionnel de la cuisine coréenne rurale, le baeksuk symbolise la générosité et la bienveillance. On le prépare souvent entre amis ou en famille pour partager les bienfaits du bouillon, surtout aux changements de saison. C’est bien plus qu’un plat du quotidien, c’est un vrai geste de soin.
Préparez ce baeksuk pour vos proches, succès garanti et douceur pour tous. Il n’existe rien de tel que ce doux parfum de bouillon pour réchauffer une journée.
Foire aux questions sur la recette
- → Comment préparer un nurungji maison ?
Étalez du riz cuit dans une poêle légèrement huilée et faites-le dorer à feu moyen-doux jusqu’à ce qu’il devienne fin et croustillant.
- → Quel type de poulet utiliser ?
Un poulet entier de 1 à 1,2 kg de bonne qualité garantit un bouillon riche en goût et une chair tendre.
- → Les herbes médicinales sont-elles obligatoires ?
Non, elles sont optionnelles mais apportent une note aromatique distinctive. On peut n’utiliser que jujubes ou gingembre selon ses envies.
- → Quand ajouter le nurungji dans la marmite ?
Ajoutez-le uniquement après la cuisson complète du poulet, puis laissez imprégner 5 minutes à découvert pour préserver son croquant.
- → Comment vérifier la cuisson du poulet ?
Piquez dans la partie la plus épaisse ; la chair doit être blanche et le jus transparent sans trace rosée.
- → Peut-on réaliser ce plat à l’avance ?
Oui, vous pouvez préparer le bouillon et le poulet à l’avance. Ajoutez le nurungji juste avant de servir pour garder sa texture croustillante.